Edito

Appelés à la sainteté

Dans sa dernière Exhortation Apostolique « Gaudete et Exsultate » (« La joie et l’allégresse »), que vous invitait à lire la dernière feuille d’information, le pape François  nous appelle à la sainteté. Il prend la suite de Jean Paul II qui dans sa lettre Apostolique pour l’ouverture du troisième millénaire écrivait : « Et tout d’abord je n’hésite pas à dire que la perspective dans laquelle doit se placer tout le cheminement pastoral est celle de la sainteté » (N. M. I. 30). Pour répondre à ce double appel nous prendrons cette année comme perspective pastorale la sainteté. Notre pape nous rappelle que le Seigneur offre « la vraie vie, le bonheur pour lequel nous avons été créés. Il veut que nous soyons saints et il n’attend pas de nous que nous nous contentions d’une existence médiocre, édulcorée, sans consistance » (G. E.1) En effet, « le Seigneur a élu chacun d’entre nous pour que nous soyons « saints et immaculés en sa présence, dans l’amour » (Ep 1, 4) ». (G. E. 2). C’est l’objectif que je vous propose pour cette nouvelle année pastorale.

Tous sans aucune exception nous sommes appelés à la sainteté, non d’une sainteté d’images  d’Epinal ou une sainteté héroïque, mais une sainteté de tous les jours. « Nous sommes tous appelés à être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes, là où chacun se trouve » (GE 14) Rejoindre l’immense foule des témoins dont parle la.lettre aux Hébreux ou l’Apocalypse, là est le bonheur la paix la joie.

Que nos paroisses deviennent des viviers de joie et de vie pour nos quartiers comme ce fut le cas pour la première communauté chrétienne (Cf. Act 2/46-47). La seule chose qui permet de le réaliser c’est accueillir Jésus, en effet n’a-t-il pas dit aux juifs qui demandaient « que nous faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » « L’œuvre de Dieu c’est que vous croyez en celui qu’il a envoyé » (Jn 6/28-29), là est la sainteté. :  Croire en Jésus et pas seulement intellectuellement mais s’attacher à lui d’une manière existentielle. « Le dessein du Père, c’est le Christ, et nous en lui. En dernière analyse, c’est le Christ aimant en nous, car « la sainteté n’est rien d’autre que la charité pleinement vécue » » (GE 21) Cet attachement se  réalise dans une communion avec Lui, non seulement une communion eucharistique à la messe mais dans une communion permanente dans le quotidien de nos activités ; « Au fond, la sainteté, c’est vivre les mystères de sa vie en union avec lui. » (GE 20)  C’est ce que Paul exprime lorsqu’il dit « Priez sans cesse » (I Th 5/17). C’est manger sa Parole et devenir un organe vivant de ce grand corps qui est l’Église. C’est refléter Jésus dans le monde où nous vivons dans les engagements que nous avons. « Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie » (Jn 8/12) dit Jésus et par ailleurs « Vous êtes la lumière du monde. … Ainsi votre lumière doit-elle briller devant les hommes afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Mt 5/14, 16). Voilà le challenge que nous avons « Demandons à l’Esprit Saint d’infuser en nous un intense désir d’être saint pour la plus grande gloire de Dieu et aidons-nous les uns les autres dans cet effort. Ainsi, nous partagerons un bonheur que le monde ne pourra nous enlever. » (GE177).